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Quand les ténèbres masquent la lumière
La nouvelle révélation du Christ et l’Antéchrist
de Peter Tradowsky
TRIADES
20.00 €| Format | Broché, 256 pages |
|---|---|
| Précisions | |
| Parution | (Mai 2010) |
| GA | |
| Traducteur | Jean-Pierre Ablard |
| ISBN | 978-2-85248-320-0 |
Note de l’éditeur
Pourquoi le XXe siècle qui, selon Rudolf Steiner, devait voir apparaître le Christ dans le monde éthérique, est-il devenu le plus sombre et le plus sanglant de l’Histoire ?
Un des traits fondamentaux de notre époque consiste à vouloir masquer, ignorer, effacer la réalité de l’esprit. On assiste partout à l’émergence de forces démoniaques qui s’opposent à l’action christique.
Ces forces (le Mammon de l’Ancien Testament, la Bête de l’Apocalypse, le démon solaire Sorat) se sont manifestées à plusieurs reprises dans l’Histoire, notamment lors de la destruction de l’ordre des templiers au début du XIV e siècle et lors de la prise de pouvoir par les nazis en 1933.
Aujourd’hui, elles se déchaînent sur toute la terre.
« Face à la monstruosité du présent, le cœur humain doit sans cesse acquérir de haute lutte la confiance dans le fait que la nécessaire métamorphose des forces du mal s’accomplira effectivement. »
(Peter Tradowsky)
Sommaire
Avant-propos : « Et la lumière brilla dans les ténèbres… »
Concepts proposés par Rudolf Steiner pour la
compréhension du xx e siècle
Le Christ au xxe siècle
La comète de Halley en 1910 et 1986
Les Matérialistes initiés ou Frères de la gauche
Michaël, l’esprit du temps et Mammon, l’anti-esprit du temps
1917 et la triarticulation de l’organisme social
La culmination de l’anthroposophie à la fin du xxe siècle
Le destin de la science de l’esprit au xxe siècle
Le double visage de l’année 1933
La triple lumière et la triple ténèbre
Kaspar Hauser, l’Enfant de l’Europe
Rudolf Steiner
La lumière de l’esprit à la fin du xxe siècle
L’action de Sorat, l’Antéchrist
La seconde action de la comète de Halley
Le tournant de 1989
11 septembre 2001
Les trois attaques de Sorat dans l’histoire de l’Occident
La protection des êtres humains par la trinité de Michaël
Les ombres du passé
Les souffrances que les hommes infligent au Christ
Extrait du livre
« Et la lumière brilla dans les ténèbres… »
Cette expression est fidèle à la traduction du début de l’Évangile de Jean par Rudolf Steiner *. À travers le choix du passé pour le verbe, l’apparition de la lumière est mise en relation avec le début de l’ère chrétienne. Luther traduit le passage ainsi : « Et la lumière luit dans les ténèbres… ». La traduction de Luther est largement reconnue. Elle masque cependant l’évolution qui s’est déroulée depuis le « tournant des âges » en lan 33. On peut certes dire que la lumière luit maintenant, à présent, dans les ténèbres, mais on parle alors de la lumière qui a traversé une évolution de presque deux mille ans.
Il y a toutefois une différence subtile dans le fait de dire que la lumière brilla dans les ténèbres, qu’elle les pénétra, qu’elle rayonna pour ainsi dire de l’extérieur jusque dans les ténèbres, et de dire que la lumière luit dans les ténèbres, c’est-à-dire qu’elle s’embrase au sein même des ténèbres.
Il est dit des ténèbres qu’elles n’ont pas saisi la lumière et de la vraie lumière qu’elle « parvint aux hommes porteurs d’un moi » mais qu’ils ne l’ont pas accueillie.
L’Évangile dit pourtant que ceux qui accueillirent la lumière purent « par son pouvoir se révéler enfants de Dieu ». Cette apparente contradiction éclaire la situation manifestement présente à ce sujet au « tournant des âges », et qui est aussi une réalité de notre époque : la vraie lumière de l’esprit est présente sans pour autant être comprise, accueillie et saisie. Aujourd’hui comme à cette époque, il existe cependant une « poignée » d’êtres humains, comme Rudolf Steiner avait l’habitude de dire, qui essaient, en usant des possibilités et des forces qui leur sont données, de ne pas laisser se briser le fil spirituel qui relie le monde de l’esprit au monde terrestre. L’espoir demeure que ce fil ainsi préservé permette un jour de construire un pont.
Le présent ouvrage constitue une sorte d’autobiographie spirituelle : l’auteur tente de dresser le bilan de l’existence qu’il a vécue, celle d’un homme d’aujourd’hui vivant avec l’anthroposophie. La science de l’esprit de Rudolf Steiner lui a permis, au cours des décennies, d’accéder à des connaissances de plus en plus larges sur la situation spirituelle actuelle, connaissances qu’il a exprimées dans quelques ouvrages et de nombreuses conférences. Avec le passage vers un nouveau siècle et un nouveau millénaire, ces connaissances ont subi, suite à ses réflexions sur les événements, un remaniement que le lecteur remarquera dans l’association d’éléments connus et inconnus et particulièrement dans la forme de l’ouvrage, dont la composition générale touche de multiples aspects.
Au cours de sa vie, l’auteur a fait l’expérience toujours plus approfondie que l’anthroposophie de Rudolf Steiner renferme le don spirituel du monde de l’esprit sous la forme de sa substance christique, un élément à même de nous mettre sur la piste d’une solution aux problèmes qui existent dans tous les domaines. Personne cependant ne peut ignorer que, pour beaucoup d’êtres humains, les liens à Rudolf Steiner et à son œuvre sont devenus de plus en plus problématiques. Cet ouvrage apportera un certain éclairage sur les raisons de cet état de choses.
Une des intentions de cet ouvrage est d’exprimer à Rudolf Steiner, une personnalité si souvent bafouée, méconnue et désavouée, un remerciement venu du cœur. C’est aussi la raison pour laquelle, contrairement à l’usage en vigueur dans les ouvrages scientifiques, le nom de Rudolf Steiner y est toujours nommé dans son entier. L’auteur a tenu consciemment à le laisser parler lui-même, particulièrement dans le premier chapitre. Le lecteur comprendra que, dans de nombreux passages, on ait intentionnellement renoncé à donner sa propre vision des faits.
Le vœu principal de l’auteur est cependant de contribuer à la connaissance spirituelle du présent. Ce qu’on refuse avec le plus de force est précisément ce qui est le plus nécessaire : il est conscient de la tragédie née de cette vérité. Ce qui est déterminant pour une connaissance ne peut être de savoir si elle est supportable sur le plan de l’âme mais uniquement si elle est vraie. Lorsque l’être humain apprend à affronter les vérités spirituelles, il permet à son âme de développer des forces insoupçonnées. La peur et le repli face à la reconnaissance d’une maladie paralysent les forces de guérison. En tentant de pénétrer la situation actuelle de l’humanité dans ses vérités, cet ouvrage a pour but d’éveiller les forces de guérison de son organisme social si gravement malade.
Merci de tout cœur à Hermann Girke pour la relecture et la correction du manuscrit.
Un chaleureux merci aux amis et aux soutiens, visibles et invisibles, auxquels l’auteur est lié.
Berlin-Dahlem, Ascension 1er mai 2008
Peter Tradowsky
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