Accueil du site Spiritualité Thèmes généraux Le ciel, l’enfer et le problème du mal
Le ciel, l’enfer et le problème du mal
GA 56-143-63
de Rudolf Steiner
Editions Triades
10.00 €| Format | poche - 184 pages |
|---|---|
| Précisions | |
| Parution | |
| GA | GA 56-143-63 |
| Traducteur | R. Burlotte |
| ISBN | 2-85248-203-7 |
Note de l’éditeur
Dans ces conférences, Steiner s’efforce de redonner aux concepts traditionnels de « ciel » et d’ « enfer » un nouveau sens lié à la libre prise de conscience de la réalité spirituelles des forces morales. L’homme moderne, captif du matérialisme, ne peut que se désoler face au mal qu’il voit partout. Le matérialisme, en effet, rejette le monde spirituel et, avec lui, la seule lumière qui permettrait d’éclairer l’énigme du mal. Comment fonder une morale, à l’époque de la liberté de la conscience, qui prenne en compte la réalité de l’esprit ?
Extrait du livre
_ « … L’homme a toujours en lui une force qui le fait avancer et une autre qui le freine et le retarde. Vous pouvez observer jusque dans les détails comment ces forces de progrès et ces forces retardatrices cornbinent leurs actions. Considérez par exemple l’oeil humain. C’est la lumière qui a créé l’oeil. Mais, en le créant, elle a forcément entravé le développement de l’organisme et les processus vitaux qui avaient précédé. Du fait que, dans un passé extrêmement lointain, la lumière a agi sur te corps humain, l’œil a pu en être extrait, mais pour cela, cette lumière a dû d’abord réfréner la force de croissance qui, sinon, se serait développée dans une autre direc tion. Ce n’est qu’après une action prolongée de ces autres forces que l’oeil a pu devenir un organe apte à favoriser un nouveau progrès. Cet exemple vous montre que les obstacles, les forces qui font reculer, sont essentiels et neessaires Il y a un profond mystère derrière le fait que, dans la vie, les forces qui nous font progresser doivent coopérer avec celles qui nous freinent. Or il peut arriver que l’homme maintienne un équilibre entre ces deux sortes de forces, mais il se peut aussi que, dans une vie, il s’attache complètement aux forces qui le freinent. Alors que ces forces qui n’apparaissent que dans le corps physique devraient être un moyen pour progresser, il se peut que l’homme les considère comme un but en soi, comme une chose qui a une existence pour elle-même. S’il le faisait vraiment, son âme et son esprit s’excluraient eux-mêmes de toute possibilité de progrès. Il tomberait hors de toute évolution. Cette perspective extrême se tient devant nous. Qu’adviendrait-il après la mort, lorsqu’il faut que l’homme transporte son existence dans le monde psychospirituel ? Il n’apporterait avec lui, dans ce monde psychospirituel, qu’une dépendance insurrnontable, un lien invincible avec le monde physique sensible. Ce souvenir s’attacherait à lui et lui pèserait alors comme du plomb. Cet élément matériel endurci, transposé dans le spirituel, l’être humain l’introduirait dans le monde spirituel. L’homme serait indissolublement lié aux forces qui le freinent et l’empêchent d’évoluer. Nous avons la l’idee du séjour en enfer Dans le monde spirituel, cela devient le supplice du damné, même si cela correspondait peut-être, dans l’existence sensible, à une jouissance constamment assouvie. »
Sommaire de l’ouvrage
L’enfer
Le ciel
La conscience morale et l’étonnement
Le problème du mal
Les fondements de l’éthique.
