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Méthodes d’initiation anciennes et nouvelles
Drame et poésie à l’époque moderne
de Rudolf Steiner
E.A.R
29.60 €| Format | Relié – 304 pages |
|---|---|
| Précisions | |
| Parution | (mai 2009) |
| GA | GA 210 – 14 conférences, Dornach, Mannheim, Breslau du 1er janvier au 19 mars 1922 |
| Traducteur | Claudine Villetet |
| ISBN | 978-2-88189-225-7 |
Au sommaire
I. Méthodes d’initiation :
Considérations sur le Nouvel-an.
L’Ouest, l’Est et le Centre.
Evolution de la vie religieuse dans les civilisations postatiantéennes.
Méthodes anciennes et nouvelles de l’initiation.
L’être humain, sa tripartition et ses réincarnations.
_Il. Drame et poésie à l’époque de la conscience moderne Shakespeare, Goethe, Schiller et l’évolution spirituelle du 15e siècle.
Lutte de Goethe et Schiller clans l’environnement spirituel de l’intellectualisme triomphant.
idéal de liberté chez Schiller et Goethe.
III Conférences éparses :
Passage du seuil.
Imagination, inspiration et intuition comme faits de l’activité sur la voie de la réincarnation.
Sommaire détaillé
I – MÉTHODES D’INITIATION ANCIENNES ET NOUVELLES
PREMIÈRE CONFÉRENCE Dornach, 1er janvier 1922
_ Allocution du Nouvel An
Le monde moral et le monde matériel, deux
sphères séparées pour la conscience contemporaine.
La mission de la science initiatique et ses
moyens d’expression. La connaissance de la
polarité en l’être humain. Caractérisation de ce qui
est luciférien et ahrimanien dans le corps, l’âme et
l’esprit de l’être humain. L’action d’Ahriman et de
Lucifer dans l’activité pensante et dans la volonté.
Dynamique luciférienne et ahrimanienne dans
l’histoire (d’Augustin au 15e siècle : attitude
défensive contre les tendances lucifériennes, et
depuis Galilée, contre les tendances ahrimaniennes).
Le danger de la phrase creuse : exemples des
discours de Bismarck et Robespierre sur le droit
au travail. La science de l’initiation, chemin
menant d’un contenu purement logique à
l’expérience de ce qui est vivant et vrai.
DEUXIÈME CONFÉRENCE Dornach, 7 janvier 1922
L’ouest, l’est et le centre
Nécessité d’une entente au sujet des questions
sociales mondiales. L’importance sociale du
Christ. Distinction objective de trois formes de
civilisation dans l’humanité à l’ouest, à l’est et au
centre. Sensibilités profondes envers le monde
spirituel et divin opposées à l’ouest et à l’est. Le savoir et la foi, aspiration duelle à s’unir à d’autres
régions de la terre. Vladimir Soloviev, exemple de
collaboration sur le plan spirituel à l’échelle de la
terre. Comparaison entre sagesse universelle
originelle et langage d’aujourd’hui comme moyens
de compréhension. Le Christ, impulsion pour
l’unification sociale de l’humanité. Le mystère du
Golgotha, moment de la naissance d’un âge
nouveau : rencontre des porteurs de la sagesse
humaine suprême (les trois mages d’Orient) et
solitude des âmes plongées dans le rêve (les
bergers dans la campagne). Augustin et l’antique
sagesse.
TROISIÈME CONFÉRENCE Dornach, 8 janvier 1922
L’évolution de la vie religieuse dans les civilisations postatlantéennes
L’évolution de l’esprit humain du point de vue
historique : métamorphose de la sensibilité
religieuse au cours des cinq cultures postatlantéennes
(schéma au tableau pour donner une vue
d’ensemble). Avancée vers une conception du
monde véritablement religieuse : par la connaissance
imaginative, accès à la géosophie, par la
connaissance inspirée, accès à la cosmosophie, par
la connaissance intuitive, accès à la philosophie.
Symbole d’un mouvement tourbillonnaire pour
l’évolution d’impulsions originelles des traditions à
l’est et à l’ouest.
QUATRIÈME CONFÉRENCE Dornach, 11 février 1922
Méthodes d’initiation anciennes et nouvelles - I
Les mystères, origine de la connaissance spirituelle
jusqu’à l’époque de Thalès de Milet. Le concept de
« Prince de ce monde » dans les mystères et sa
révolte devant le mystère du Golgotha. Les deux
principaux rites préparatoires pour les mystes dans
les centres de mystères antiques : le breuvage d’oubli et la provocation d’états d’effroi. Les effets
de ces rites dans l’organisme physique. L’expression
médiévale de « Prince usurpateur de ce
monde », désignant une entité ahrimanienne.
Effets de cette entité dans la nature extérieure
(chaud et froid) et à l’intérieur de l’être humain
(palissement dû au brassage de pensées abstraites).
La différence essentielle dans l’évolution spirituelle
entre les méthodes d’initiation antiques et
modernes. Transformation de la volonté autrefois
et aujourd’hui.
CINQUIÈME CONFÉRENCE Dornach, 12 février 1922
Méthodes d’initiation anciennes et nouvelles - II
Intellectualisme différent avant et après le mystère
du Golgotha. Le corps, appareil de pensées. Le
chemin actuel vers la connaissance imaginative
passant par l’activité pensante ne s’aidant pas du
corps. Exercices de la volonté (rétrospective du
soir). Orientation dans le monde de l’esprit. La
pensée exacte, préparation à une vision juste des
mondes spirituels supérieurs. Ennoblissement des
sensations a priori et des jugements hâtifs.
SIXIÈME CONFÉRENCE Dornach, 17 février 1922
La traversée de l’organisation physique et sensible par l’entité humaine
« âme-esprit »
Caractéristiques psychiques de l’entité âme-esprit
lors de la traversée de l’organisme physique et
sensible, depuis la conception jusqu’à la fin de
l’incarnation physique. La pensée dans l’être
humain, ombre de la vie cosmique avant la
descente dans le monde physique. Le cerveau,
reflet du ciel étoilé. Métamorphose de l’âme-esprit
lors de l’entrée dans l’existence terrestre et au
moment du franchissement de la porte de la mort.
Expérience de l’existence pré terrestre à travers la
compassion pour d’autres êtres. Signification de la peur avant la descente et sa métamorphose en
sentiment de sa propre valeur et volonté. Le
développement d’un corps de pensées vivant.
Métamorphose de l’empathie et du sentiment de
sa propre valeur en un corps de pensées et un être
d’énergie au moment du franchissement de la
porte de la mort. Différences dans la conception
de la nature dans l’Ancien Testament et le
Nouveau Testament.
SEPTIÈME CONFÉRENCE Dornach, 18 février 1922
La structure ternaire de l’organisme humain et les vies terrestres
successives
L’organisme humain physique tripartite dans son
rapport avec la vie terrestre précédente et l’écho
des expériences faites par l’âme entre la mort et
une nouvelle naissance. L’idée, cadavre de l’âmeesprit.
La métamorphose de l’organisation physique
de l’être humain selon l’incarnation précédente.
La quête d’une réponse à l’énigme du
monde dans l’abstraction ahrimanienne (Philon
d’Alexandrie) et dans l’entité de l’être humain
(Mystère du Golgotha). La lutte de deux courants
pour accéder à la compréhension intime du
christianisme : Sophia, la Nature païenne et le
courant hébraïque de l’ancien Testament (Yahvé).
Le Cyprien de Calderón comparé au thème de
Faust chez Lessing et chez Goethe.
HUITIÈME CONFÉRENCE Dornach, 19 février 1922
Le rattachement de l’être humain au cosmos
Les trois étapes de l’écriture du Faust par Goethe.
Vivification de la pensée morte par la
connaissance imaginative, qui s’élève à la connaissance
inspirée et à la connaissance intuitive. L’être
humain ternaire dans son lien avec les quatre
éléments et l’imagination, l’inspiration, l’intuition.
Les Écrits scientifiques de Goethe et son Conte.
L’allusion de Ruedorffer à la nécessité d’un
changement de paradigme pour le salut de la
civilisation (Les trois crises). Karl Julius Schröer à
propos de Goethe et du médecin viennois
Oppolzer. La lutte pour l’esprit dans le Faust de
Goethe et dans le Cyprien de Calderón Le caractère
christique de notre théologie (Overbeck).
_ II – LA RÉVOLUTION DE LA CONSCIENCE À L’ÉPOQUE MODERNE : DRAME ET POÉSIE
PREMIÈRE CONFÉRENCE Dornach, 24 février 1922
Shakespeare, Goethe et Schiller à la lumière de la révolution spirituelle
du 15 [1] siècle
La littérature du 15e siècle, expression de cette
étape du développement de l’humanité. Goethe :
échos de la révolution spirituelle marquant le
passage de la quatrième à la cinquième époque
postatlantéenne, particulièrement sensibles dans le
personnage de Faust. Influence de Herder sur la
présentation par Goethe de la magie selon Faust.
Hamlet, élève de Faust. Les drames shakespeariens
: passage des consciences vers l’intellectualisme.
Les Brigands de Schiller, protestation
contre la pédagogie de la Karlschule. Les principes
ahrimanien et luciférien chez Karl et Franz Moor.
La révolte de Schiller contre l’époque intellectuelle
dans Cabale et amour. Comparaison des luttes à
l’ouest, en Europe du Centre et à l’est.
DEUXIÈME CONFÉRENCE Dornach, 25 février 1922
Goethe et Schiller en lutte contre la montée en puissance de
l’intellectualisme aux dépens de l’ancienne spiritualité
La position de Goethe et de Schiller dans l’histoire
de l’esprit de l’humanité à l’époque de la
révolution spirituelle. La collaboration des deux
écrivains. Parallélisme entre le Wallenstein de Schiller, sa Fiancée de Messine et le Faust de Goethe.
La révolution spirituelle dans les Lettres sur
l’éducation esthétique de Schiller. Allusion de Goethe
au chemin menant au monde imaginatif par le
Conte. Le droit à l’imagination dans la « Cuisine de
sorcières ». La recherche d’une dimension cosmique
chez Schiller dans sa Fiancée de Messine, La
Pucelle d’Orléans, Demetrius et le fragment Les
chevaliers de Malte. La légende de Théophile de la
nonne Hroswitha. La critique de Theodor Vischer
relative à la seconde partie de Faust. L’incompréhension
manifestée par le 19e siècle envers
l’objectif visé par Goethe dans son Wilhelm Meister
et dans Les affinités électives. Développement de la
force de pensée, source conduisant à l’imagination,
à la cinquième époque postatlanténne.
TROISIÈME CONFÉRENCE Dornach, 26 février 1922
La quête moderne du monde spirituel par l’âme
La nostalgie de l’accès au monde spirituel.
Variante de la quête de l’esprit dans le Parzival de
Wolfram von Eschenbach. Les effets profonds de
la force morale dans Le Pauvre Henri de Hartmann
von der Aue. Atmosphères différentes dans
Parzival (12e siècle) et dans Simplicimus de Christoffel
von Grimmeshausen (17e siècle). L’élément de
la langue parlée dans notre âme. La transformation
de la langue au passage de la quatrième à la
cinquième époque postatlantéenne. Étude de la
sensibilité, du point de vue de l’esprit, dans Till
Eulenspiegel, en rapport avec la langue. Histoires
villageoises fondées sur la quête de la nature
essentielle de l’être humain suscitée par
l’intellectualisme du 19e siècle : Jeremias Gotthelf,
Immermann, George Sand, Grigorovitch et
Tourgueniev.
QUATRIÈME CONFÉRENCE Dornach, 19 mars 1922
L’idéal de liberté chez Schiller et Goethe
Le caractère fondamental de la Révolution
française. Comment l’homme, être social, peut-il
parvenir à la liberté ? Goethe, Schiller et la
question de la réalisation de la liberté sur cette
terre. Wilhelm Meister, représentant d’une
humanité authentique, véritable. Le problème
d’une « société esthétique » chez Schiller. Le
concept du tact moral dans la Philosophie de la
liberté. Effets de l’immersion confiante dans les
données de la recherche imaginative en médecine,
en art, et dans la vie sociale de l’homme
d’aujourd’hui. Contenu donné à la vie par le fait
de se familiariser avec les vérités issues de
l’imagination, de la connaissance inspirée et de
l’intuition.
III – DEUX CONFÉRENCES ISOLÉES
CONFÉRENCE ISOLÉE Mannheim, 19 janvier 1922
Le passage du seuil
_Passage conscient et inconscient du seuil du
monde spirituel. Le gardien du seuil, puissance
spirituelle véritablement réelle. Danger d’un
passage du seuil sans préparation. Le monde de
l’autre côté du seuil. Le monde des images
oniriques et leurs forces destructrices. La future
mort de la terre par la chaleur. La différence entre
le passage du seuil au moment de l’endormissement
et au moment de la mort. Correspondance
entre « immortalité » et « innatalité ». La pédagogie
Waldorf en lien avec la fatigue des enfants, un
signe de l’époque. La compréhension au niveau
d’âme entre l’ouest et l’est dans la vie économique.
La signification suprasensible du mystère du
Golgotha jusqu’au 4e siècle. Le changement de nature du lien de l’homme avec le Christ par suite
de la pensée matérialiste née au 15e siècle.
Aspiration à retrouver l’entité du Christ.
Différences dans ce qui est ressenti comme tâche
spirituelle humaine chez les philosophes de l’est et
ceux de l’ouest (Spencer, Soloviev, Harnack, Mill,
Bergson, Wundt).
CONFÉRENCE ISOLÉE Breslau, 1er février 1922
Imagination, inspiration et intuition, actes sur le chemin de la
réincarnation
Disharmonie entre les idéaux moraux et la
connaissance scientifique actuelle. Kant-Laplace et
la mort de la Terre par la chaleur selon les lois de
la physique. Croyance en la permanence de
l’énergie matérielle entraînant une discordance
avec la question du destin de nos impulsions
religieuses et de nos idéaux moraux. L’anthroposophie,
chemin allant plus loin que le fait
scientifique de la mort, et conduisant à l’union de
l’âme avec l’esprit. Imagination, inspiration et
intuition, degrés de connaissance. Relations de
l’être humain avec les hiérarchies avant et après la
mort. Le monde des anges rendu accessible à la
conscience, importance de l’amour pour l’esprit
du peuple. La contre-image des trois degrés de
connaissance supérieure dans le monde spirituel
pendant l’ascension qui suit la mort et sur le
chemin de retour vers une incarnation nouvelle.
Déconstruction de matière, condition nécessaire à
l’édification des idéaux moraux. La mort, synthèse
des forces de mort continuellement à l’oeuvre en
nous. La résurrection, source de courage pour
édifier une matière nouvelle, porteuse d’un ordre
du monde moral.
