Goethe (1749-1832) est surtout connu pour ses chefs-d’œuvre littéraires tels que Faust, Werther, ou Les Affinités électives. Mais il a aussi consacré une grande partie de sa vie à des travaux de botanique, de géologie et d’optique. Il dialoguait avec les plus grands savants de son temps (Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire, Humboldt) et les plus grands philosophes (Hegel, Schopenhauer).
Ce livre regroupe des textes fondamentaux de la philosophie biologique goethéenne. À la différence de la plupart des savants de son époque, Goethe veut appréhender la plante sans la tuer en la décomposant. Dans la diversité des formes vivantes, il cherche l’unité, la loi secrète qui se manifeste à travers l’inépuisable variété des formes. La botanique de Goethe, c’est d’abord un regard vivant posé sur la nature.
Pour formuler la loi des plantes, Goethe expose le principe de la métamorphose : un organe visible-invisible, unique et toujours changeant, passe de la graine à la feuille, au sépale, au pétale, au carpelle, au fruit, et puis de nouveau à la graine… La croissance est une suite rythmique d’expansions et de contractions. Derrière cette respiration se cache la « plante primordiale » qui vit dans toutes les plantes. |
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