Développement personnel

La conscience est-elle malade ?

La conquête du véritable Soi

22,00

Note de l’éditeur

Un livre inconfortable, qui remet en question nos schémas de pensée favoris et démasque nos comportements comme autant de cas d’aliénation où notre conscience reste prisonnière tant que nous ne nous exerçons pas à la relier activement à ses sources spirituelles.
Qui ne souffre pas, en effet, aujourd’hui, de ces maladies de la conscience ? Nous essayons de nous concentrer, et au lieu de cela, nous sommes assaillis par toutes sortes de pensées qui s’enchaînent les unes les autres. Sans véritable raison, l’agacement ou le dépit nous envahissent, et nous nous emportons. Ou bien nous voulons faire quelque chose, mais nous ne le faisons pas.
Pour aider chacun à se libérer des habitudes intérieures qui le gouvernent plus ou moins à son insu, Georg Kühlewind propose de travailler sur soi de façon à découvrir et fortifier en soi l’être autonome, créateur. Il procède d’abord à un inventaire détaillé de la conscience, montre comment poser un diagnostic, et donne une multitude de moyens de guérison.

Sommaire

– Parler et penser
– Le supra conscient
– L’homme et son monde
– Le reniement du connaître
– Les causes de la maladie de la conscience
– Le côté intérieur de la vie de l’âme
– Les sources des habitudes subconscientes
– L’égoïté
– La formation du subconscient
– Les forces à demi-libres
– Mesures pour une hygiène de l’âme
– L’organisation du temps
– Réalisation de soi ou connaissance de soi ?
– Je et Tu
– L’entraînement de la perception
– Qu’est-ce qu’un chemin de connaissance ?
– Exercices de concentration
– La méditation
– La réalité de la liberté
– Que peut faire l’homme libre ?

Extrait

« N’ai-je pas déjà suffisamment à faire comme cela ? Dans la vie, au travail, avec la famille ?… Et n’ai-je pas déjà suffisamment de soucis ? La récession, l’inflation, la crise pétrolière, la pollution ? Dois-je encore à présent me préoccuper de la conscience ? N’est-ce pas l’affaire des philosophes, des psychologues, des épistémologistes et autres paresseux? Que ma conscience soit malade, j’en ai certes parfois un peu l’impression, mais enfin… il y a plus grave aujourd’hui dans le monde! »

Cher lecteur, vous avez tout à fait raison. Je voudrais juste vous convier à deux petits tests. Car je suis d’avis que tous vos soucis « dans la vie », et éventuellement chez vous, sont occasionnés par la conscience humaine générale actuelle et par votre conscience particulière. Afin de mieux vous le faire comprendre, je vous présente mon génie, mon esprit magique.
C’est du moins de quoi il a l’air, et comme je l’ai libéré de la bouteille qui le retenait prisonnier – ainsi que je l’ai lu dans les Mille et une nuit -, il m’a promis de réaliser un voeu et de faire quelque chose pour moi. Et je lui donne pour mission :

Premièrement : d’éliminer toute la pollution du globe, de remettre l’air, l’eau, les forêts et les champs en leur état, tels qu’ils étaient par exemple en 1750, l’année où mourut Jean-Sébastien Bach.

Deuxièmement : de remplir les réservoirs de pétrole, de reconstituer les réserves de minerais, étain, plomb, manganèse, etc., telles qu’elles existaient cette même année.

Troisièmement : pour finir d’écarter la crise financière, ramener les prix et les salaires au niveau de 1960. Et tout cela d’ici demain matin. Il y arrivera, c’est certain.
Mais voici la question que je vous pose : Qu’adviendra-t-il ensuite ? Une semaine, un an plus tard ? Où en seront les choses ? Cher lecteur, vous le savez très bien : tôt ou tard, elles en seront là où elles en sont aujourd’hui. Ce qui veut dire que si la mentalité, si la conscience de l’humanité ne change pas, le travail de mon esprit magique aura été vain. « Certes, me répondrez-vous peut-être, il est vrai qu’en général quelque chose ne va pas avec la conscience ; mais la mienne est parfaitement en ordre, et si cela tenait à moi, je ferais en sorte que toute cette misère ne revienne jamais. »
Ne m’en veuillez pas, mais je ne vous crois pas. Vous non plus n’êtes pas une exception. Nous sommes tous malades. On comprend très bien que si une conscience est saine, alors le maître est justement maître chez lui, je veux dire : dans la petite maison de sa conscience. L’êtes-vous réellement? Ne faites-vous jamais quelque chose que vous regrettez plus tard? Je ne veux pas dire au travail, mais dans la vie privée. Voici donc le second test, un petit jeu. S’il se déroule comme il faut, vous pourrez penser pendant trois minutes à un sujet quelconque, sans vous en écarter. Par exemple aux chaussettes que vous portez. Et si vous n’en portez pas, cherchez un objet aussi ennuyeux que possible. Et puis essayez : pendant trois minutes, ne pensez qu’aux chaussettes ou à cet objet. Prêt ?

Format Broché - 290 pages
Date de parution 01/05/2010
Traducteur Thomas Letouzé
ISBN 9782852483224