Anthroposophie
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L’anthroposophie : une révolution intérieure

7,00

Note de l’éditeur

Ce petit livre a deux objectifs : stimuler la pratique et l’exercice de la science de l’esprit, et inciter chacun à en reformuler les contenus à partir de ses propres expériences. Car les temps changent vite, bien plus vite qu’autrefois. On ne peut pas transmettre une vérité comme on transmet un dogme. Une vérité est toujours d’une certaine époque ; il faut chaque fois l’appréhender d’une manière neuve, ce qui demande une activité sans cesse renouvelée des facultés humaines de compréhension. G.K.

Préface de Raymond Burlotte

Une vérité appartient toujours à une époque, c’est pourquoi il faut sans cesse la penser à nouveau. Elle ne devrait pas être transmise comme un dogme, faute de perdre son caractère vivant. Ceci s’applique au premier chef à l’anthroposophie, cette « science de l’esprit » inaugurée au début du siècle dernier par Rudolf Steiner. La grande difficulté, quand on parle d’anthroposophie, est en effet d’éviter le dogmatisme et de ne pas croire que l’on connaît une chose simplement parce qu’on l’a lue – ou entendue -’ et que l’on peut, en puisant dans ce savoir, répondre à des questions, expliquer le monde ou appliquer certaines recettes.
Or beaucoup de ceux qui découvrent l’anthroposophie ont tendance à y voir un trésor de ((sagesse)) contenu dans des livres dont il suffirait de prendre connaissance et que l’on pourrait mettre en pratique dans la vie.
La manière dont Rudolf Steiner a conduit ses recherches se distingue pourtant résolument de la plupart des enseignements traditionnels. Il s’est toujours efforcé de montrer comment l’homme moderne soucieux d’autonomie et de liberté peut accéder par lui-même à la compréhension des réalités spirituelles. Mais cette exigence est loin d’être universellement partagée, et plus d’un préfère consommer des contenus révélés que produire l’activité intérieure apte à saisir des concepts neufs.
Une expérience spirituelle est ineffable, donc intransmissible. Pour faire participer d’autres à ce qu’il vit, le chercheur en esprit doit pourtant se servir de mots. Et toute la question est alors de savoir comment se comporter, lorsqu’on étudie des livres d’anthroposophie, vis-à-vis de tout ce « donné ». Quand on se contente d’en prendre connaissance à l’aide de la conscience ordinaire, toutes ces informations n’apportent jamais qu’une image, grandiose certes, mais morte, de certaines vérités. Le spirituel ne peut vivre que dans l’activité originelle d’un moi. On ne peut pas l’acquérir, le mémoriser, le transmettre, car on ne saisit plus, alors, que des fossiles.
Absorber sans plus des reflets morts de la vérité affaiblit le moi, le paralyse, le vide de sa substance. Celui qui a cru pouvoir se nourrir de « contenus ésotériques » s’appauvrit, se replie sur soi et, incapable de progresser, finit par se pétrifier.
Les sentiments de dévotion que, dans un premier temps, l’on avait voué à l’instructeur vénéré font place à la désillusion, quand ce n’est au rejet de ce que l’on avait adoré. Un tel cheminement résulte quasi inévitablement du refus de l’effort de penser par soi-même, effort qu’exige, pourtant, dès le début, l’approche de l’anthroposophie.
En s’attaquant de front à ce problème et en mettant l’accent sur le travail intérieur, ce petit livre de Georg Kühlewind ouvre l’accès à une anthroposophie active, une véritable source d’espoirs pour notre époque déboussolée.

Sommaire

– Le caractère de la science de l’esprit
– La servitude
– La tentation
– L’étude juste
– de la transmission de l’anthroposophie
– De l’anthroposophie spéculative
– Des premiers pas
– Du penser actif clairvoyant
– Du penser sans les mots.

Format Broché - 96 pages
Traducteur J. Berron
ISBN 2852482436