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Grimm

Sept contes chrétiens désensorcelés

Alain Cantier
Editions "Le Verger Qui Chante"
24,00

 

« Le propre de l’image est son pouvoir créateur. Les grands contes ont une force symbolique qui renvoie à une réalité supérieure où la mort n’existe que comme tremplin pour une vie plus élevée. Le savoir c’est s’ouvrir à la permanence et à la beauté de la vie, jusqu’à entendre soudain :

« Cui, cui, cui, quel bel oiseau je suis ! »

 

Présentation du livre

 

            Si l’anthroposophie est un chemin pour que l’homme retrouve le lien avec la Sophia, alors la requête de Steiner qui nous invite à dépasser nos perceptions sensibles trouve dans les contes populaires l’occasion d’un exercice excellent, disons même sublime (sub-liminal), et magnifiquement mickaëlique puisque ce chemin demande concentration, écoute,  persévérance, reprise à rebours, et parfois dans la désespérance, prière aux dieux dans l’aveu de notre insignifiance. Alors, c’était écrit, un dieu répond et votre visage désespéré s’inonde soudain d’une lumière : « Eurêka ! » Vous étiez sans force, vous voici énergie, soleil joyeux pour achever la tâche.

                        Une fois par mois se réunit une équipe au « Verger qui Chante ». Il y a des moments de grâce, vraiment. Christophe, le bien nommé, qui n’est venu que 5 ou 6 fois, s’est écrié un soir au cours de l’étude des « Souliers usés au bal » : « Mais, les souliers, n’est-ce pas ce qui est sous-lié ?»  Parfois  c’est vraiment long à venir, telle « la lance qui saigne » dans le conte de Perceval : vingt ans pour que jaillisse enfin le cri de victoire : « J’ai compris ! »

                        Action mickaélique, disions-nous, puisque cette recherche utilise le don de Lucifer, mais pour berner ce dernier : il prétendait nous couper de la sagesse divine unificatrice, et voici qu’au contraire, empli de vénération à l’égard de l’Invisible en qui s’agitent les puissances archétypales angéliques, et sans illusions sur notre pouvoir solitaire, nous pouvons grâce à ce travail retrouver l’Esprit de Dieu, son Souffle, et l’émerveillement devant l’inventivité  du conte étudié ; par nous, « Dieu vit que cela était bon . »

 

Commentaire sur le livre

Parfois facétieux, le plus souvent sérieux, toujours honnête, l’auteur de cet ouvrage décrypte, pas à pas, sous les ailes de Rudolf Steiner et Carl Gustav Jung, sept ( bien sûr! ) contes de Grimm.

Le lecteur a, devant lui, un guide pour mieux se connaître, pour mieux entrer dans la subtile complexité du rapport amoureux ou des relations parent/enfant, pour mieux comprendre le passage d’un âge à un autre, etc.

L’objet « livre » dit immédiatement tout le poids de ce qu’il porte : le tenir dans les mains n’est pas facile, le lire comme un roman n’est pas possible. Même si ses pages colorées, ses illustrations touchantes, son écriture, volontiers poétique, volontairement limpide, attirent et retiennent, Ami(e), installe-toi confortablement  à ton bureau,  prends le temps de « recevoir » les fruits d’un vrai travail.

Avec autant d’audace que d’humilité, Alain Cantier se livre à un exercice jubilatoire mais périlleux, et il le réussit.

(Martine Deghilage)

 

 

Sommaire

Les musiciens de la fanfare de Brême – Les deux enfants de rois – La jeune fille sans mains –  Les souliers usés du bal – L’œillet – La corneille – le genévrier.

Format Relié, 29 x 24 cm - 131 pages
ISBN 9782952881920